L’ombre des GAFA plane sur l’industrie bancaire

Par Jean-Guillaume Kleis

Une étude publiée hier par le cabinet de conseil Bain & Company met en lumière les risques pour l’industrie bancaire traditionnelle. Les fintechs jouent un rôle encore mineur, tandis que les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) peuvent bouleverser l’industrie. Un constat qui a déjà été évoqué par le PDG d’ING il y a quelques semaines.

En France, seulement une personne sur quatre envisage d’utiliser les services d’une fintech. En revanche, ce sont plus d’un tiers des français qui ne seraient pas fermés à des services financiers proposés par les GAFA. Chez les jeunes, ce pourcentage est évidemment encore plus élevé. Si la fintech a créé un véritable écosystème légitime en France, elle n’en reste pas moins limitée.

Le spécialiste des services financiers chez Bain & Company, Ada Di Marzo, souligne à juste titre : “les fintech proposent des produits innovants, mais peinent à bâtir une réputation de marque ou un modèle de distribution à grande échelle pour attirer le plus grand nombre” – deux arguments qui font des GAFA des candidats sérieux pour un éventuel lancement de services financiers.

Les banques françaises se méfient d’Apple

Et les GAFA ont réalisé quelques timides avancées ces derniers temps en la matière, et les banques françaises se montrent plutôt réticentes. Facebook a par exemple initié le paiement entre contacts sur le réseaux sociaux, et Apple a introduit le système de paiement sans contact via mobile – Apple Pay. Cette dernière technologie a longtemps été boudée par les banques françaises qui ne veulent pas se voir couper leur marge par le géant de Mountain View. Finalement, elles semblent s’y résoudre au fil du temps, à l’instar de la Société Générale qui a annoncé qu’elle proposerait Apple Pay au courant de l’année 2018 à sa clientèle.

     
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